Le Cirque

Olivier Ducray

Le Cirque

Si j'étais un équilibriste,

Je passerais ma vie en l'air,

A m'envoyer de ville en ville,

Au fil d'une vie à l'envers…

Si j'étais un contortionniste,

Je me plierais volontaire,

Pour qu'on me jette, ou qu'on m'empile,

Une malle qui roule des maux qui errent…

Tiens si j'étais un de ces dompteurs,

Amoureux d'ours et de reptiles,

Pour justifier de leurs humeurs,

J'irais jusqu'à mordre la poussière…

Mais surtout si j'étais moins triste,

Je ne vous imposerais pas ces vers !

                        Approchez ! Approchez !

                        Mon cirque à moi n'est pas d'hiver,

                        Il se joue seul, sous le plus grand chapiteau du monde,

                        C'est du grand air, ici pas de manières,

                        Mon cirque à moi ce ne sont que ces vers...

Si j'étais un illusioniste,

Pour envoûter chaque matière,

De la magie jusqu'au boutiste,

J'me ferais disparaître de cette terre...

Si jétais clown en pleine piste,

Pour faire sourire les cœurs de pierre,

Désenvoûter les âmes tristes,

J'm'inventerais tout un univers...

Tiens si j'étais un de ces jongleurs,

Capable des gestes les plus habiles,

Pour prendre encore plus de hauteur,

Peut-être bien que je quitterais l'atmosphère...

Mais surtout si j'étais moins triste,

Je ne vous imposerais pas ces vers !

                        Approchez ! Approchez !

                        Mon cirque à moi n'est pas d'hiver,

                        Il se joue seul, sous le plus grand chapiteau du monde,

                        C'est du grand air, ici pas de manières,

                        Mon cirque à moi ce ne sont que ces vers...

                        (bis)

 (Olivier Ducray)

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