Voyageur impudent

Frédéric Cogno

J'ai effleuré d'un mot le sable des grands fonds,

J'ignorais l'océan de tes naufrages noirs,

Sans message apparent un antique flacon,

Remonta silencieux crevant les flots miroirs.

 

Mais qu'avais-je donc dit sous la lune effarée

Pour ainsi réveiller d'un lugubre vestige,

Au mouron de tes yeux, dans un creux, échoués,

L'étoile en gouttelettes et ses parfums prodiges?

A trop vouloir cerner, pénétrer des ailleurs,

 Et lanterner les âmes dans les gouffres reclus,

Tes fantômes m'ont dit:"Eh! Mauvais orpailleurs!

Retourne à tes poèmes et qu'on ne t'y voie plus!...

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