Dans la lie de l’été, je bande mâle!

lanimelle

Dans la lie de l’été, je bande mâle!

J’encule le monde, ma sympathie débile, mes rires dans les situations déjantées, ta gueule quand elle me vomit la vérité et que je ne veux pas l’entendre, ta queue qui me provoque et ma bouche féroce.

J’encule mes principes qui me font un mal de chien, les images que j’invente grâce aux mots, les paysages où je retrouve ta trace.

Tiens, j’encule aussi le fils de pute qui m’a arraché le cœur avec sa haine et puis même si il campe sous ma porte encore, je l’encule aussi et même plus fort que ca, à sec et jusqu’au sang.

J’encule les liens qui puent le chao et les faux sentiments, j’encule les égoïstes et leur gueule de dandy, les plis des chemises repassées par les mains des femmes, j’encule les hommes qui me disent que je ne suis qu’une femme, qu’une parmi d’autre.

J’encule tous ceux qui le méritent et puis aussi mes douleurs qui brisent en moi l’innocence, cette hargne qui s’accroche à l’intérieur et mes yeux qui d’années en années deviennent plus noirs.

J’encule les dieux qui parlent d’amour et qui ne connaissent rien à la nature humaine, j’encule aussi la nature qui m’a créé et foutu ici dans ce marécage.

J’encule la vérité jusqu’à ce qu’elle en crève et disparaisse.

J’encule aussi les étoiles filantes qui ont pris mes vœux sans jamais en réaliser un seul, ses putains de lune pleine, rousse ou en croissant que j’ai veillé jusqu’au cauchemar, jusqu’au réveil en sueur dans la réalité.

J’encule tout, tout ce qui c’est mis sur mon chemin, tous ces cons inutiles et puis leur saloperies qui  ont tachées ma vie.

Je pisse sur tous les posters de héros à 2 balles qui m’ont envoyé au ciel parce que j’aime le ciel et ses morts.

Ce matin les astres me parlent d’automne qui rouillent mes pensées.

Je ne veux plus d’automne.

Cet ultime été m’a grillé.

L’animelle

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