Dans ma petite ville du Mississippi

patrick-montoulieu

Dans une petite ville du Mississippi
Un soir de juin sur la balançoire
Tu ne disais rien puis tu me souris
Tes yeux consumaient mes premiers espoirs
Tes yeux consumaient mes premiers espoirs

Dans ma petite ville du Mississippi
Sous les grands cyprès qui longent la rivière
Tu m'offris ton coeur ton coeur si joli
De tout Biloxi j'étais le plus fier
De tout Biloxi j'étais le plus fier

De la vieille église débordant d'amis
Toutes les guitares et tous les jazz-band
Jouent pour les mariés bêt'ment ébahis
Jouent à faire pleurer ce jazz nonchalant
Jouent à faire pleurer de joie les amants

Dans ma petite ville du Mississippi
La mélancolie remplit l'horizon
Les feuilles dorées font comme un tapis
Le vent frais du soir me donne le frisson
Le vent frais du soir murmure ton prénom

Désormais stupides ces soleils couchants
Ces bateaux à roues du fleuve orangé
Sont indifférents à tous mes tourments
Je maudis ce ciel qui t'a rappelé
Je maudis ce ciel qui te réclamait

Dans le firmament du Mississippi
Je cherche le sourire des soirées d'antan
Je cherche ton étoile comme tu me l'as dit
Et reste orphelin le coeur grisonnant
Je reste orphelin le coeur grisonnant

Les mornes cyprès qui longent la rivière
Jouent toujours ce blues qui nous a uni
Les feuilles d'automne annoncent l'hiver
Entends-tu ma voix dans ton paradis
Vois-tu tout cela de ton paradis

Quand descend décembre sur la balançoire
Qui rythme le temps des bonheurs enfuis
Ils sentent le sapin mes derniers espoirs
Bye bye petite ville du Mississippi
Bye bye Biloxi... Bye bye Biloxi...


Toulouse, le 09 mars 2012
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