Mes maux

sophie-copinne

Le lien de novembre 2015 ne fonctionnant plus, je réédite ce vieux textes. Témpignage pour fermer une porte.

Toutes ces années où je t'ai aimé

Tu n'as pensé qu'à m'humilier.

Peu de coups beaucoup de mots

Tes injures et tes menaces

Sur mon corps pas une trace

Mais mon coeur déchiré

Et mon âme fracassée !

Que dire aussi de tes regards

Où ne filtraient que les silences de ton mépris.


Toutes ces années où je t'ai aimé

J'ai été ta chose,

Dans la peur j'ai sombré

Et j'ai cru ne jamais remonter.

Avec toi j'ai connu l'abondance

Mais je la payais par ta violence.

L'enfer c'était la maison,

Quand la porte se refermait

C'était le bruit de ma prison.

Je disais plus rien, je me taisais

Pour l'illusion de vivre en paix

Dans mon silence je m'enfermais.

Quand tu voulais, je me donnais

Les yeux fermés, je subissais.

Que dire enfin de ma détresse

Quand tu rejoignais tes maîtresses...

Au petit matin, tu me réveillais

Pour me priver de mon sommeil

Au fil des années, devenu artificiel.

Ces matins là j'en vomissais

Pour recracher tous les baisers

Que tu m'avais volés.


Mais un matin j'ai franchi mes peurs,

Je me suis enfuie pour t'échapper

Et m'éloigner de la terreur.

Ce jour où je t'ai quitté

J'ai senti le vent de la liberté.

Mon coeur saigne encore de notre histoire,

Le malheur est ancré dans ma mémoire.

Toutes ces années où je t'ai aimé

J'ai versé beaucoup de pleurs.


Les enfants sont près de moi, ensemble on chemine,

Notre vie défile avec des hauts et des bas

Mais surtout, surtout sans toi.

Aujourd'hui, je ne vis plus dans ta lueur.

Oser parler, ne plus me taire,

Témoigner, retrouver la lumière.

Reconstruire mon identité,

Réapprendre ma féminité,

Vivre dans la sérénité !


Mes maux, je les jette sur du papier,

Je déverse mes rimes sur mes cahiers.

Ca me rend heureuse d'écrire,

Ce soir, j'ose enfin vous le dire

Car mes blessures elles cicatrisent.

Tout ce qui m'entoure me grise

Je goûte enfin à la vie

Entourée de mes nouveaux amis !

Et dans mes prochains slams,

Quand je vous livrerai mes états d'âme,

Malgré mes blessures,

Mes mots ne seront que bonheur,

Joie, amour, sans pleurs et surtout sans peur.

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