Métro parisien

Parisienne

Hop ! On démarre la semaine avec une douce aigreur et l’humeur d’un orang-outan mal réveillé.  Gare aux gorilles ! En effet, dans ce souterrain urbain, une véritable jungle nous attend où l’on pourra rencontrer une variété d'éspèces... 

J’arrive sur le quai ligne 11, déjà bondé ! C’est l’heure de pointe et comme d’habitude, on attend la dernière minute pour prendre le métro. Et bien sûr, on ne réfléchit guère à d’éventuels accidents sur la voie ou une quelconque avarie, un dysfonctionnement, ralentissant ainsi le cheminement normal du trafic. A ce moment là, une course intrépide s’annonce lorsque le métro arrive à quai. Nous voilà ainsi confrontés à moult piétinements, écrasements et une terrible sensation d’étouffement s’offre à nous à travers une effusion arborescente d’odeurs de transpiration ou de senteurs intoxiquant notre nez. Un nez auquel je serai confronté pendant quelques instants. En effet, je me retrouve face à face avec le nez de mon voisin qui décide de me faire une délicieuse démonstration de fouille archéologique très agile à la recherche de vestiges profondément enfouis dans le tunnel où niche une kyrielle de crottes variées. Il s’amuse ainsi à les dessécher délicatement du bout de ses doigts afin de les observer avec autant d’intérêt que d’émerveillement pour les éjecter au loin, peut être en vue d’échouer sur la jupe d’une charmante jeune fille. Mais ce spectacle est loin d’être fini. Après avoir vidé son nez, il se lance dans l’orifice de son oreille où regorgent cette fois-ci des semences grises et blanchâtres de taille variée. Stop ! Le spectacle a assez duré, je change de place pour me retrouver cette fois-ci à côté de la jeune fille qui se décortique minutieusement les ongles. Elle est prise ainsi d’un mouvement convulsif d’excitation nerveuse à la chasse de saletés profondément incrustées sous un vernis incolore, sans se douter qu’une ribambelle de Parisiens la regarde écœurée.

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