Coucou !

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En regardant par delà sa fenêtre, le soleil tapait si fort sur toute la terrasse de béton, entre les arbres et dans son cœur aussi, qu'il en essuyait la température.

Ils devaient se rejoindre absolument pour se voir de toute manière, que cela ne pouvait plus durer ainsi et qu'il n'y avait d'autre solution que celle de se rencontrer maintenant ! Que le blabla par-ci par-là ça allait par finir par plus le faire.

Il attendait son appel - je t'appelle quand je pars - tout en faisant du ménage d'accueil, celui qui consiste à désoccuper l'esprit afin d'oublier la timidité de la première rencontre, celle qui devenait de plus en plus réelle, précise et forte, celle où le moment de la première fois allait arriver d'un instant à l'autre, celle ou enfin et pour laquelle la raison ferait que le baiser viendrait sur la bouche vers 14 heures si tout allait bien ou dans l'après-midi, et où les yeux seraient au regard ce que l'attente serait à elle seule; un délicieux moment.

Dans un pressentiment et comme la vérité vous échappe, il devinait qu'elle n'était plus très loin de lui, à deux ou trois virages près depuis la sortie de l'autoroute, et que bientôt elle allait lui dire tout de suite en entrant:

- Coucou je suis là !

Il regardait par la fenêtre sa surprise et son rendez-vous.

Elle portait en limite de poitrine un collier avec plein de petits animaux dessinés dessus et des lèvres bleues douces sur elle.


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