épure

Susanne Dereve

Vois-tu devant nos yeux
Le temps qui passe
Ces voiles nonchalantes
Au-delà de la passe
 
Le vieil or des lointains
Quand filent vers Mordreuc
Vent de suroit
Brise changeante                                                                
 
Les barques égarées
Sur les grèves mouvantes    
Pâle césure du soir
Dans la brume d'été
 
Vent de suroit capricieux
Qui se dérobe
Qui gonfle tes cheveux
Et taquine ta robe
 
Toi, que mon désir épure
Comme la première étoile
Au Nord
Comme l'acanthe
 
Toi, et le temps qui s'enfuit
En contrepoint
Dans un murmure
Et nous trahit




Illustration : tableau de Sylvie Bertrand (soleil couchant et promenade des Anglais)
 
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