Peut-être que les étoiles pleurent de la Lumière

chevalier-neon

Compter sur les miroirs,
trébucher sur les déboires.
Prier les reflets
pour qu'ils soient défaits.

Se disperser dans la sinuosité
et se déprécier dans la disparité.
Être tout pour ne sentir rien,
ou son inverse.
Et avouer ne se sentir bien
que sous l'averse.

Sentir l'odeur des cadavres,
l'effluve de la peur sous la peau.
Chercher à l'extérieur de soi le havre,
à l'intérieur des autres un peu de repos.


Enterrer les souvenirs déjà en décomposition
et laisser sur Terre le vide des adieux.
S'attirer les martyres d'une infernale dévotion
et baisser l'enfer à hauteur de ses yeux.

Envisager l'avenir avec la force du passé,
et voir dans ses mains des clés sans serrures.
Les jours lointains sont impuissants quand trépassés,
et mon cœur demain aura renforcé son armure.

Oublier ce qu'on n'est plus et renier ses fautes,
puis regarder en face la valeur de ce qui est autour.
Apprendre la musique et jouer les mauvaises notes,
puis se confronter à la faim cadavérique des vautours.

Finir en beauté sur le seuil du vide.
Au final sauter dans le deuil avide.


(28 février 2011)

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