LA PORTE DE LUNE

elfee

LA PORTE DE LUNE

Je t’avais posé

Dans l’ailleurs du ciel

Que mes yeux rougis

Ne pouvaient plus atteindre.

Du commencement de la douleur

Aux plaintifs souvenirs,

La poursuite de nos inaccessibles

Etaient larmes

Pour mon calame.

Dans l’aube fausse

Des sourires perdus,

Le vent siffle les étoiles

Englouties dans des mots effacés.

Chante la musique des nuits inquiètes,

La complainte des murs,

Et les corps ébranlés.

J’ai trouvé ma mémoire,

Rincé le ciel d’un éclat de rire

Pour de vastes lointains

Oubliés.

Des rivages cachés dans ma poche

Portent la clarté des sables amoureux,

Des arbres qui s’entrelacent

Un soir assoiffé d’été

Sur le versant des songes

Mes mains racontent

Des fables d’amitié,

Effacent les ratures.

Mes jours se souviennent

D’avoir été nuits.

Un halo de poème

S’évapore en secret de toi…

A pas de fée

Au creux d’une porte de lune

Je laisse entrer un rayon

Sans rancune.

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