Morning

Patrick Gonzalez

Le halo bienfaisant des couleurs de l'aube, la lumière qui pleut, qui inonde la chambre. Toi, moi, nous, vainqueurs et vaincus de nos joutes câlines. Épuisés et fourbus, le corps endoloris, les yeux cernés, la bouche sèche.

Tes remparts de dentelle, la soie noire de tes bas, en tas au pied du lit, vestiges parfumés de ce tendre combat.

Je te regarde, tu souris, en silence c'est ta main dans la mienne, douce, reconnaissante. Ta crinière en bataille, ton rimmel a coulé au chaud de la bataille. Libre sans artifice, je te regarde encore et dieu que tu es belle.

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