"La musique "

vividecateri

Baudelaire « Les Fleurs du Mal ». « La musique souvent me prend comme une mer ! ». Grieg: Peer Gynt, Op. 23 Paru le 1 août 2011 chez Harrison James Music

C'est un compositeur et un pianiste norvégien (1843/1907). C'est une musique de scène pour la pièce de théâtre "Peer Gynt" du dramaturge norvégien HENRIK IBSEN.

Cette pièce n'a rien de "maritime" C'est plutôt le symbolisme du post romantique. C'est une rencontre symbolique de Peer avec des trolls, les aventures d'un voyage fantastique.

En fait cette pièce est une satire de la faiblesse humaine.

Le personnage est un amoureux vagabond qui subit les évolutions de son existence au cours d'une difficile recherche se sa propre identité.

Durant ce voyage, la compassion alterne avec la fourberie et le matérialisme égoïste, des accès de fantaisies imaginaires avec la réalité, l'exotisme confronte le commun, la folie se déguise en normalité…

C'est le cours tortueux d'un personnage dans l'adversité de son destin…

Dès les premières notes, Mon esprit décolle du littoral.

Je plane par dessus les forêts, j'entends le bruissement des arbres sur mon passage et même le clapotis des rivières qui se jettent dans l'immensité des vallées. Je m'élance entre les fjords. Les eaux bleutées contrastent avec le vert sombre des pins, tandis qu'au loin se dressent les sommets enneigés des montagnes.

Et c'est parti la musique et la mer m'emportent.

Je deviens la mer, je suis les grandes marées, je connais ses reflets, ses vagues déchaînées, je connais les secrets, ses mythes, le chant des sirènes, la houle provoquée par le vent, les clapotis, les mouvements des courants.

Les forces de ses tempêtes.

La mer et la musique ne font plus qu'un en moi.

Elles me guident. Elles sonnent dans mes oreilles, et elles m'emportent vers des merveilles.

Elles apaisent ma tristesse, ma nostalgie. Elles me délivrent de ma mélancolie.

Je suis elles!

Aujourd'hui, je suis glorieuse et langoureuse, je prends des apparences infinies.

Je me pare de valeurs humaines.

Je suis bien.

Même les abysses de mon âme me font rêver.

Je connais les voiles qui me cachent, et tout ce qui miroite dans mes yeux à la surface.

Je suis une gamme joyeuse, je deviens arpège sur les vagues, je nuance, je suis l'insouciance.

Je suis l'effervescence de l'orchestre. Je suis un chromatisme frénétique intensifiant ma turbulence.

Mon cœur vogue et vole avec le vent, avec la mélodie, avec les nuages avec les vagues…

Je suis transportée de ferveur musicale et de splendeurs océanes.

C'est la fin du morceau, je reprends contact avec la terre ferme.

Doucement, je redescends, lentement, balancée par le roulis de la "Berceuse de Solveig"

Longtemps j'exulte encore, je ressens, comme des vaguelettes de bonheur qui ondoient dans mon  corps.

Mon esprit, revient des flots musicaux, avec des notes d'écumes…


Signaler ce texte