A part entière

thelma

Il est temps de s'asseoir… l'énergie quitte son âme après avoir déserté depuis longtemps ses jambes meurtries.

Les larmes coulent le long de la veinure de ses carotides pour s'effondrer de tout leur poids sur la surface lisse de son bureau.

Elle-même, depuis des mois, est un poids où qu'elle regarde..et rien n'est plus lisse nulle part.. elle ressent leur incompréhension face à ses sautes de douleurs..ses mortels coups de cafard.. coupable d'avoir un coeur, des sentiments, des émotions, une sensibilité  qui suscitent la controverse ou l'indifférence…selon les moments.. suivant leur capacité à encaisser ce qu'elle a encore…!!!!!!

Elle n'en est plus à se plaindre.. là..

elle reste assise..

À scruter l'espace où le souffle de ses suffocations hante les murs,

où l'écho de ce qu'elle a aimé ne renvoie plus que le silence..

Elle n'entend plus que des coeurs qui ont cessé de battre..

Pourtant, parait-il, il lui suffirait d'une dose d'insouciance pour supporter les aléas néfastes qui la colonisent…de toute part…

arrêter de regarder la douleur en face..

prendre la vie en biais pour éviter le frontal…

et se repaitre uniquement de tout ce qu'on a évité…

Elle vivrait mieux… c'est ce qu'ils disent…et ce qu'ils font.

Elle ne comprend pas qu'il faille être entière mais qu'à moitié…

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