Tu viens m’embrasser ?

zembra

Il est des questions qui n’admettent qu’une seule réponse. Comme ce tendre et ferme « Tu viens m’embrasser ? » que tu me jettes du haut de ta beauté, celle que tu traines le soir venu sur un fauteuil que tu ne cèdes à personne.

Tes yeux dans les miens et les miens dans l’instant qui suit, tu sonnes l‘heure de l'amour sans décence et des combats dans la pénombre. C’est l’heure du moi contre toi et puis du moi contre tous autres. L’heure des tendresses féroces et quelques douces violences.

Tu voulais les triomphes et le corps conquérant, tu m’avais dit « Je ne te laisserai aucun répit ». Quel ventre orageux voudrait d’un répit ? Moi j’abdiquais courageusement. Et à mes risques et périls, j’abdiquais sans fin devant le viscéral, l’animal, le chimique.

Au diable la liberté.

L’univers plein la bouche et ta foudre dans le cœur, j’irai narguer les hommes libres et clamer à qui veut entendre : c’est bien plus exaltant de ne pas avoir le choix.

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