Fenêtre sur mer

Frédéric Cogno


Je regarde la mer se cerner de chagrin, 

Là-bas de gros nuages et des songes blafards,

Traînent sur l'horizon pour l'insomnie des phares,

Les convois des étés prisonniers d'un étain.


Leurs coeurs ne sonnent plus des ardeurs d'hirondelle, 

Le ciel est bien trop gris, son juron bien trop lourd.

Oh! si tous revenaient  en pirogues d'amour...

Sur ces vagues ternies, il reste des dentelles...




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