Gris pluie

thib

Peinture d'Arthurine Vincent.

Il pleut. Il pleut depuis tellement de litres qu'on ne connaît plus le nombre d‘heures. Louis secoue un peu ses bottes. Il a sous les semelles des kilomètres de boue, et, comme chacun sait, la boue c'est de la terre qui boit. Au bout d'un temps, on ne sait pas si on ne va pas se faire boire aussi, à force de marcher. On devient un peu pluie, un peu terre, on se mélange. Les frontières après tout c'est que des conventions, la boue le prouve bien. Où commence la terre et où s'arrête l'eau, dis?

               

Quand il a quitté l'auberge, Louis, on ne savait plus non plus quel moment de la journée on était. C'est tout gris depuis, le monde entier est gris, saturé, comme une éponge. Merde les éponges, disait Ludo. Son fils est mort, quelque part avant la pluie. C'est la fièvre. Peut être bien que dans les vraies villes la fièvre ne tue plus personne. Peut être bien. On a vu des passe-temps plus idiots que d'avoir de la fièvre. Mais dans les Terres Gastes, bien plus loin que le dernier tronçon de route –merde les routes, disait Ludo-, là où ce sont les arbres et les rochers, avec tous leurs caprices, qui font les chemins, la fièvre est comme le loup. Elle rôde et frappe encore. Louis marche. Ludo est mort.

               

Quand on ne taille pas les arbres ils s'en donnent à cœur joie. Et tous les mois ils ajoutent une musicienne à leur grand concert de branche, alors le chemin qui passait dessous se ferme et il faut contourner. Sans quoi, eh, on se prendrait du bois dans la gueule. Autour de lui, c'est calme. De temps en temps, il secoue un peu un bras, pour faire couler l'eau qu'est venue jusque sous les vêtements, ou bien une jambe, pour être un peu moins terre ; ou encore il ôte son chapeau, se passe la main dans les cheveux. On dit trempé comme une soupe, mais parfois c'est pire. Quand il marche, il sent aussi l'eau qui s'est accumulée dans ses bottes, et ça fait floc. C'est la seule vraie compagnie ici, floc. Il n'en a rien à foutre de l'eau, lui, et rien à foutre non plus de rien, ni d'être seul finalement. Mais il vaut mieux de la compagnie que de l'habitude, disent les paysans. Alors il floc.

               

Ludo disait merde, la pluie, avec une mine sombre. Il avait dit ça jusqu'à pas longtemps avant de plus rien dire du tout. Mais quand il racontait ces mots, les autres fois, sa mère lui passait doucement une main sur le visage d'une façon qui aurait coupé le sifflet à n'importe qui. Quand il repense à Amélie, Louis serre un peu les dents. Y a cette douleur là, diffuse, qui lui vient du sang et on ne trouve pas souvent mieux contre ça que de crisper un peu les mâchoires. Ça dit ce que ça dit. Qu'y a plus trop de place pour une autre plaie alors oui, attention, on peut mordre si tu t'approches trop. Tu. Toi, ils, le reste. Il ralentit, ses pas deviennent moins réguliers, un peu traînants. Y a pas une larme, sur son visage, encore qu'avec toute cette flotte on puisse pas affirmer grand-chose. Mais il a mis le chagrin a deux endroits quand même, dans ses mâchoires tendues, et puis aussi dans ses jambes. Un peu plus dans la gauche, d'ailleurs. Il avance en boitant.

               

Et ce paysage, là, cette connerie, toujours la même, et des litres à vous laver pour toute la vie qui continuent de tout rincer. Amélie s'est fait une place dans la botte gauche de Louis. Elle s'est bien tassée au fond, pour prendre moins de place, seulement ça fait quand même un gravier et maintenant Louis boîte. Chaque pas, il écrase sous le talon de vieux souvenirs. On peut pas vivre éternellement avec juste des graines de mémoire. Au bout d'un temps ça s'utilise, sinon ça empoisonne. Y en a qui les plantent, d'autres qui les jettent, certains essaient de les bouffer. Mais ça, c'est quand il reste plus rien d'autre et là, on peut pas dire, y a quand même de l'eau. Paraît qu'on peut tenir plusieurs jours juste avec quelques gorgées d'eau et sans rien avaler d'autre. Alors. Elle aurait compris.

               

C'est vrai, elle a jamais trop dit, mais elle aurait compris. Sa voix, elle… sa voix, c'était Ludo. Même quand elle a été vidée d'tout son sang et refroidie, il avait toujours eu un reste de sa voix avec Ludo. Au début, il faut reconnaître, il avait dû se  faire un peu violence quand même parce que le petit c'était plutôt de lui qu'il se ressemblait, au fond, avec son grand corps d'attelage. A se demander comment la fièvre avait fait pour le prendre, d'ailleurs. Il avait du laisser trop de place vide dans ce grand corps et se retirer dans un petit coin où il y avait seulement la voix d'Amélie. Et quand la fièvre trouve des forces en friche, elle les prend pour elle et alors ça devient difficile de la combattre. Merde, le passé.

               

Puis la pluie s'arrête. C'est même dérangeant, au début, qu'elle s'arrête comme ça, si vite. Et puis ça fait lever les yeux. Il n'a jamais quitté son pays, Louis, il n'a jamais quitté sa terre. Rien ne l'a préparé. On ne peut pas se préparer. Quand l'incendie est arrivé, il a bien essayé de sauver les vaches, de jeter de l'eau, parce qu'évidemment, à ce moment-là fallait pas compter sur cette sacrée pisse de nuage ; enfin il a couru trouver de l'aide chez François Garillet qui habite à vingt lieues. Le temps qu'ils reviennent, y avait plus rien que le craquement furieux des murs. Quand le feu s'énerve vraiment, on peut plus rien faire. Même pas s'approcher. Alors il a regardé avec François. Ils ont allumé leurs pipes pendant que tout ça hurlait et se tordait dans la grande haleine de suie. Et ça a mis des heures. Des heures avec rien d'autre que du feu en colère et l'impuissance des hommes. Au matin, on ne reconnaissait plus ni la ferme ni Louis. François avait dit qu'il allait chercher les chevaux. Pour voir si on pouvait tirer les débris et grignoter ce que les flammes elles avaient pas guigné.

               

La fumée écrivait des livres paresseusement en se levant des décombres. Il faisait un soleil d'août, bien gras. Le gros du bétail avait brûlé en répandant des viscères qui avaient éclaté doucement avec une odeur épouvantable. Les autres bêtes, affolées, s'étaient dispersées sans qu'on puisse les retrouver. Alors Louis a regardé lentement, sans vraiment d'émotion, tout autour. Comme s'il faisait un inventaire. Depuis que Ludo bouffe les racines derrière le mur ouest, il en a plus beaucoup, des émotions. Quand il a recouvert le corps, c'est peut être avec ça, pas vraiment d'la terre. Ou un mélange des deux, va savoir. Alors il tourne les talons et part. Il passe par ses champs de narcisse. Il passe par ses vergers sans fruits, par les bois de trembles et de charmes, puis sous les chênes. Il marche. Pas pressé. De temps en temps, il s'arrête et écoute. C'est tout. Il marche et il faut croire qu'à la fin ça mène quelque part puisqu'il a fait des auberges, et puis des vallées, des crêtes, des bois et des prairies, d'autres auberges, puisqu'il a marché sur la pierre aussi bien que l'herbe et l'humus noir. Il faut croire. Et puis la pluie, un jour aussi. La pluie et cette mare dans les bottines qui floc. La boue, la terre, Louis, finalement, un temps, ça a été la même chose et ça ne disait rien.

               

Et aujourd'hui il boîte. C'est long, aujourd'hui. Merde, les conventions. La pluie s'arrête. Et entre deux collines, alors, entre deux collines avec le vent on voit parfois très loin. C'est la première fois. Rien ne prépare. Les collines il connaît, c'est une famille de chez lui. Et la mer, il a entendu le mot. C'est un petit mot, d'ailleurs. En général, les petites clés ouvrent de petites serrures, et les petites portes donnent sur de petites maisons. La mer. Et d'autres fois, on fait tenir un monde entier dans une tête d'épingle. C'est d'abord un bout brillant entre ces deux collines. Sa patte ne traîne plus. Petit à petit il se met à voir. Il faut d'abord bien regarder. Ensuite, on se met d'accord avec ce qu'on regarde et on voit. C'est à ce moment là qu'il arrête de marcher.

               

Il s'arrête et il écoute. D'abord il y a une rumeur, quelque chose d'indifférent, un grand rythme on dirait une forêt qui danse. Et ça dure, un temps. Puis vient un silence. Un silence qui fait comme du jour sur une étoile. Qui éblouit. Qui pèse. Sans frontière. Et tout au fond encore, mais tout au fond. Au point de ne plus savoir si c'est vraiment dehors, si c'est devant, si c'est dessus, autour, dedans, ni même quelque part ou partout. Dans un lointain. C'est comme plonger. C'est la rumeur de la ferme, le silence des pas, et puis un cri, la mer. Un hurlement comme  il n'en existe pas, et comme, une fois qu'on quitte la mer des yeux, il n'en existe plus. Mais qui ne s'arrête jamais de crier : « bande de couillons, la vie est un truc immense, un truc tellement immense qu'elle sera toujours plus forte, qu'elle vous reprendra toujours, vous y pouvez rien, vous pigez ? Il n'y a rien qui soit plus grand. Rien. IMMENSE.» Un moment, sans bruit, il reste immobile, et puis il reprend sa marche. Il n'a plus besoin de s'arrêter pour écouter. Le cri ne s'interrompt pas. Il ne secoue plus ses bottes. Ni ses mains. Quand il arrive au bord, en plein dans le fracas des vagues, il enlève la gauche et, doucement, la renverse. Il sort sa pipe. Quand on ne croit plus on sait. Il se rechausse. C'est plein de sable. Merde, le gris. When you've got sand in your shoes, you never get it off, disent-ils. Merde.

  • ravie qu'une de mes peintures illustre ce texte si brillant

    · Ago 3 months ·
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    Arthurine Vincent

  • Un très beau texte, très émouvant. Quand un destin désastreux débouche sur la mer......

    · Ago 6 months ·
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    arzel

  • l'art de l'hypallage !

    · Ago 9 months ·
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    Louise Mc.

  • Du nature writing comme j'aime. Un style qu'on n'oublie pas !

    · Ago 10 months ·
    V9v 1

    vis9vies

  • C'est magnifique, une balade poétique sur la banalité des chemins que l'on emprunte... J'ai lu plusieurs de tes textes et je te trouve talentueux.

    · Ago over 1 year ·
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    alexandra-basset-9

  • magnifique voyage, tout de gris et de pluie, sur le chemin de boue qui mène au bout du monde, ou qui emmène hors du monde... Une page se tourne sur une vie de pluie. Le ciel pleure pour lui. Le ciel pleure sur lui. Merci !

    · Ago over 1 year ·
    Lune nuages (3)

    -nicole-

  • Je suis scotchée par une telle écriture. C'est absolument magnifique ! Larmes aux yeux, je vous assure. Lu d'eau .....Bravo à vous

    · Ago over 1 year ·
    Agenda ateliers ecriture 300x219

    muri-elle

  • Tant de pluie pour un homme, ça use de se traîner pour avancer. "Merde, la pluie". Et merde que ce texte est si joliment écrit. C'est la deuxième fois que je le lis, la première c'était y'a un moment maintenant. Je me souviens plus trop. Peut-être qu'il ne peut pas enlever le sable de ses bottes mais il devra bien enlever ses bottes à un moment, ça lui fera au moins un répit. Parce que "merde, le sable". J'ai mis ton texte en coup de cœur, parce que je me suis foutrement pris un coup au cœur en le lisant. Pas moyen d'oublier une écriture pareille. D'ailleurs chapeau, parce qu'un talent comme ça c'est rare. Et on ne dit pas merde au talent, pas même Ludo. Je ne sais plus si j'avais déjà écris un commentaire ou pas, la dernière fois que je l'ai lu, mais bon "vaut mieux trop que pas assez" comme on dit. Ou bien on dit merde à ça aussi ? Bon aller, bonne soirée et j'espère avoir l'occasion de lire une autre de tes nouvelles.

    · Ago over 1 year ·
    Uyufdfhgjhgku

    starlight

  • J'aime beaucoup ce style d'écriture. Bravo pour ce joli texte !

    · Ago almost 2 years ·
    Images

    lesyeuxdupapillon

  • Je suis sous le charme !!! Quel écriture atypique, quel style !! Et de la poésie comme j'aime en lire... Merci Thib

    · Ago almost 2 years ·
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    belokiu

  • C’est sympa de lire une personne qui a quelque chose à dire. Maintenant comme chantait Brassens, ça donne envie de partir « vers un pays imbécile où jamais il ne pleut. »

    · Ago about 2 years ·
    Photo rv livre

    Hervé Lénervé

  • magnifique texte, direct et vrai, j'ai de l'eau plein les souliers!

    · Ago over 2 years ·
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    monamacdee

  • Une ballade qui vient cogner au fond des tripes, tendrement. Merci.

    · Ago over 2 years ·
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    weltschmerz

  • Texte cru et frappant. Un grand merci !

    · Ago over 2 years ·
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    Rem Bow

  • Très beau texte. Très bien écrit. C'est si rare. Merci.

    · Ago over 2 years ·
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    perce-neige

  • Style très intéressent, beaucoup d'indication incroyable ! bravo

    · Ago over 2 years ·
    Dsc 0348

    midona04

  • Des moments de grâce, par ci par là. Bravo, merci. :)

    · Ago almost 3 years ·
    Poule 2

    Giorgio Buitoni

  • Merde, c'est innommable, ça fait tomber l'âme, ça décroche les étoiles ton truc.

    · Ago about 3 years ·
    Sam 1114 001 convertimage 001

    Hawk

    • !!!
      A ce point là je ne suis pas certain. Sûr que ça fait du bien d'l'écrire, en tout cas ! Mais un putain de merci, en tout cas. Vraiment.

      · Ago about 3 years ·
      Vie1

      thib

  • Quelle claque.

    · Ago about 3 years ·
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    slive

    • Merci...

      · Ago about 3 years ·
      Vie1

      thib

  • beaucoup de poésie, un vrai style, beaucoup de forcedans ton écriture et au niveau symbolique, tout simplement grandiose, l'eau, le feu, mais surtout l'eau, toutes ces émotions portées par l'eau, jusqu'à la renaissance de la vie par l'image de la mer...bravo!

    · Ago about 3 years ·
    Life

    noon1111

    • Je ne m'en rendais pas bien compte, en écrivant de cette symbolique. Merci d'avoir relevé. On fait parfois des choses étonnantes sans en avoir conscience.

      · Ago about 3 years ·
      Vie1

      thib

  • Très beau texte, intense et bien écrit !

    · Ago over 3 years ·
    Sam 0803

    Niaouli

    • Merci.

      · Ago about 3 years ·
      Vie1

      thib

  • Je découvre par hasard ce texte tout à fait remarquable tant par son sujet que par une qualité d'écriture qui me laisse admirative !

    · Ago over 3 years ·
    Image

    Ana Lisa Sorano

    • Le hasard fait parfois bien les choses. Merci beaucoup de t'être arrêtée ici.

      · Ago about 3 years ·
      Vie1

      thib

  • j'aime !!

    · Ago over 3 years ·
    Byme

    Patrick Gonzalez

    • Merci !

      · Ago about 3 years ·
      Vie1

      thib

  • Tiens je laisse ça là, je sais pas si tu connais Jean-Michel Maulpoix, je suis en train de lire Une histoire de bleu, avant je l'avais découvert par Chutes de pluie fine, si tu connais pas, j'ai dans l'idée que ça pourrait peut-être te plaire.

    · Ago over 3 years ·
    Avat

    hel

    • Chutes de plue fine non, je ne connais pas, et Une histoire de Bleu fait partie des bouquins que je me propose de lire prochainement depuis un an. Ben oui, y en a toujours de nouveaux sur la liste. Ceci dit merci pour le tuyau m'zelle.

      · Ago about 3 years ·
      Vie1

      thib

  • Très beau texte !... mais c'est peu dire.... plutôt... je suis émue par cette lecture!... vraiment.... vraiment....

    · Ago over 3 years ·
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    Maud Garnier

    • Alors merci, beaucoup, beaucoup.

      · Ago about 3 years ·
      Vie1

      thib

  • Et pourtant, toute cette eau, elle aurait le pouvoir de nettoyer le sang qui coule des veines. Elle pourrait tout nettoyer. Effacer les vagues à l’âme. Rincer pour ne pas te faire sombrer. Effacer les cicatrices et éteindre le feu de la douleur. Et pourtant elle t’enlise. Elle t’absorbe. Plus tu te débats, plus tu t’enfonces. Plus tu t’enfonces, moins tu respires. Moins tu respires, plus tu ressens. Alors il faut être fort quand l’orage s’abat sur toi. Se courber. Plier. Hurler. Pleurer s’il te reste encore de l’eau à verser sur cette terre qui t’a tout appris et qui t’a tout pris. Tout ça pour survivre. Ou même mieux vivre. Ton texte est un tsunami Thib.

    · Ago over 3 years ·
    479860267

    erge

    • Quand tout s'abat sur toi, il faut tout prendre. Et faire avec. Quand y a trop, faut distribuer, autour, au cailloux, aux routes, aux nuages, à la terre, aux rêves, à la mémoire, aux autres s'ils veulent bien, mais c'est plus compliqué. Faut tout prendre, se laisser traverser. Résister, survivre, tue à petit feu. Vivre tue, mais surtout, avant, vivre c'est être conscient.
      C'est ton passage, qui fait tsunami, un peu. Merci, merci.

      · Ago over 3 years ·
      Vie1

      thib

  • tu m'as embarquée dans la poche du marcheur, avec le gris pluie, le gris cendre, d'où sourd aussi le gris tendre. Beau ! Rocailleux et beau !

    · Ago over 3 years ·
    Mai2017 223

    fionavanessa

    • Merci...

      · Ago over 3 years ·
      Vie1

      thib

  • Très beau, ça me laisse sans mots...

    · Ago over 3 years ·
    Poup%c3%a9e des survivantes

    Natacha Karl

    • Je n'avais pourtant pas l'intention de les voler à qui que ce soit... merci beaucoup cecile (si tu me permets, je ne suis pas russe et les noms longs me restent en bouche). Ça me touche beaucoup.

      · Ago over 3 years ·
      Vie1

      thib

    • Natacha pardon (je dois être complètement aveugle je ne comprends pas d'où sort ce Cécile que j'ai pondu)

      · Ago over 3 years ·
      Vie1

      thib

  • Tu as une façon de décrire la douleur qui lui donnerait presque de la poésie. Tu y ajoutes la pincée de douceur du goût doux-amer. Merci.

    · Ago over 3 years ·
    Ananas

    carouille

    • Oui... j'avoue que je ne parviens plus à considérer une émotion seule. Pure. Il y a toujours à côté quelque chose, en face une ombre, derrière la mémoire. C'est sans doute un tort. Mais l'être humain me semble ainsi fait que ce qu'on appelle la pureté ne provient pas de ce qu'il ressent, et plutôt de la manière dont il le fait. Merci à toi, tu sais. Tes passages, tes lectures sont toujours forts, et toujours sincèrement reçus, eux aussi.

      · Ago over 3 years ·
      Vie1

      thib

  • Magnifique !

    · Ago over 3 years ·
    Photo

    Susanne Dereve

    • Merci beaucoup, même si je doute être à la hauteur de ce mot !

      · Ago over 3 years ·
      Vie1

      thib

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