blanzat

  • Reader
  • Author
  • Writer
  • Avranches, France
Biography

J’ai commencé au collège, par la poésie, puis des chansons, des nouvelles. Le lyrisme du jeune homme amoureux, des chansons et des hurlements à la lune, les poings serrés comme Rimbaud.
À la même époque, j’ai été marqué par les récits d’aventures, les héros victimes d’injustice. C’était l’envie de cogner, de rentrer dans le lard, l’enthousiasme du jeune homme énervé.
Plus tard, j’ai baigné dans le fantastique, James Matthew Barrie, C.L. Lewis, Tolkien, ce que les mots ont de magique, et comment le merveilleux surgit en littérature. J’y reviendrai un jour, c’est certain.
J’ai trouvé dans l’écriture l’univers de la fiction, mettre en scène des histoires, dire quelque chose avec style. Mon panthéon, c’est Stevenson, Hugo, Proust, Céline, Giraudoux, Simenon.
Dernièrement, j’ai découvert Alain Damasio et Serge Lehman, la science-fiction. Je me lance de plus en plus dans des récits d’anticipation, dystopiques, uchroniques.
L’esprit tourne à plein régime, pareil à l’abeille, c’est la pensée industrieuse. La méditation permet de débattre avec soi-même de grandes questions. Moi, je construis en permanence, j’empile des briques, je façonne et je tente une totalité. Il y a toujours une frénésie d’aménagement, d’agencement, de faire un tout cohérent. C’est l’absolutisme stressé de notre modernité : construire, remplir, occuper. Je voudrais m’évader et entrer dans le monde sans bagages, ne plus évaluer chaque arpent et chaque façade comme autant de projections de sédentarisation. J’en suis fatigué et je continue. Quand la pensée industrieuse devient esprit frénétique, c’est l’exagération, l’hyperbole, les mots dépassent ma pensée. Je les laisse aller, s’ébattre, et quand ils sont fatigués je leur dis de rentrer.

25 texts

4 folders

blanzat
Send a message