L'envie de toi

mery

L’envie de toi…

Sur le creux de tes reins je me réveille…tu me chuchotes j’ai mal dormi

J’ai besoin de ton parfum, ton parfum de femme…et toi tu me dis « je n’ai pas envie »

La sensualité de tes mouvements…tu m’en as privée trop longtemps

Et moi, j’ai besoin de me sentir femme et que tu me « prennes » plus souvent

Tu avais raison, l’amour pour toi ce n’était pas ça

Mais dis-moi, que ressens-tu quand mes mains se détachent de toi… ?

Tu n’as jamais bu à la source de mon corps

Ca te dégoûte…tu n’as pas envie…tu as trop de pudeur…

Et moi à ta source je me régénère…

 Et à ce moment là je te donne l’amour le plus sincère

Tu ne joues jamais avec l’amour…et tu ne fais rien pour que le plaisir surgisse

Tu te donnes à moi à contre cœur…et tu jouis quand nos corps se quittent

Tu passes à la douche pour purifier ton corps

Et moi je reste avec ton odeur qui me berce dans le noir

J’ai besoin de tes doigts sur moi…de tes lèvres qui s’emparent de mon âme

J’ai besoin que tu te donnes pour me sentir femme

Quand tu me fais tienne en regardant la télé

Je me sens « pute » celle que l’on ne paie jamais

Je te respire quand je me réveille la nuit

L’odeur de ta peau aurait pu détruire mes boulimies

Mais je me sens chienne en m’approchant de toi…

Tu n’arrêtes pas de me remettre au pas…tu ne me tiens jamais par la main…je m’accroche à ton bras

Et le soir je m’endors avec le vide dedans

Non, pas sur mon clito mais en moi au plus profond

Je me sens seule tellement souvent

Qu’au petit matin je te déteste vraiment

Et tes je t’aime que tu chuchotes tout bas

Pardonne-moi, ils ne me suffisent pas

Et quand tes bras m’enlacent avant que la porte se referme

C’est comme un poignard qui lentement me saigne

Et le jour se lève au bout de mes larmes…Pendant que toi tu dors dans notre lit qui n’a plus d’âme

Tantôt le réveille sonnera aussi pour toi...Si ma place sera vide et que dans notre lit il fera froid …pardonne moi...

Mery - 1973

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